Arrêter de se mettre la pression pour devenir céramiste !
Depuis deux mois, je reçois régulièrement ce type de message sur Instagram » je ne veux pas me mettre la pression. » » .
Des personnes qui ont un projet. Un vrai projet. Devenir céramiste, ouvrir leur atelier, vivre de la poterie. Mais qui, globalement, ne font rien
Et quand j’échange avec elles, la raison qui revient le plus souvent c’est : « je ne veux pas me mettre la pression. »
Donc voilà. Ça fait plusieurs fois que je reçois ce type d’obstacle. Et j’ai décidé d’en faire un article parce que je pense que c’est un sujet qui mérite qu’on s’y arrête sérieusement.
Table des matières
Problème — Ce qui se passe vraiment
Ces personnes ont un projet de devenir céramiste. Mais elles restent bloquées. Souvent depuis plus de trois ans. Elles tournent en rond, ça n’avance pas, et il y a toujours une excuse pour autre chose.
Et parfois, je remarque même qu’elles attendent une cause extérieure pour commencer. « Quand j’aurai plus de temps. » « Quand j’aurai les finances. » « Quand les enfants seront grands. »
Globalement, ça se mord la queue. Le problème en engendre un autre et rien ne se résout.
Il y a aussi souvent un problème d’argent. Les personnes pensent qu’il faut acheter un super tour de potier professionnel à 2 000 €, voire un four de potier. Et ça bloque tout.
Analyse — Le schéma qui se répète
Le schéma ressemble exactement au problème qui se mord la queue.
« Pour commencer à vendre mes pièces, je dois être à mon compte. Mais pour être à mon compte, il me faut un four et un tour de potier. Mais pour avoir un four et un tour, il me faut de l’argent. Ah ben du coup je ne peux pas vendre. »
La boucle est bouclée. Et le projet dure depuis trois ans.
Il y a aussi la partie causes extérieures. Le fait de ne pas prendre en compte que nous sommes responsables de nos résultats. Ça, c’est vraiment important. Et c’est ce qui n’est pas fait.
Cette punch ligne » Je suis 100 % de mes résultats » vient du livre l’effet cumulé de Darren harvy. un classique pour les entrepreneurs.
Ces personnes veulent faire de la poterie dans leur vie, mais elles font tout ça au dernier moment — voire ne le font pas — ce qui repousse tout le temps le projet. Donc il y a un problème de priorité.
Solution — pour arrêter de se mettre la pression
1. Prendre la responsabilité de ses résultats
Aujourd’hui, nous sommes 100 % responsables de nos résultats dans notre vie.
Ne pas en prendre la responsabilité, ça veut dire qu’on accepte de tolérer que notre projet dépende des causes extérieures. Or, si on décide d’en prendre le contrôle, les choses avancent.
2. Se construire une confiance en soi — chaque jour
Le fait de ne pas appliquer tous les jours ses gratitudes, de ne pas prendre du recul sur ce qu’on a réussi, on ne s’auto-construit pas une confiance en soi. Et personne d’autre ne va le faire.
Il y a cette article qui semble apporter une autre visio sur se mettre la pression
Typiquement, la personne en question est une maman qui a quatre enfants, qui gagne moins de 1 600 € par mois, et elle fait le job. Ce que j’aimerais lui dire, c’est que les victoires, c’est déjà là. Tu élèves des enfants pendant que tu es enceinte, pendant que tes nuits sont pourries. Tu as de grandes capacités à être productive, à faire le boulot, même quand tu dors trois heures par nuit.
Et ça, c’est sincère. Je pense vraiment que les femmes, globalement, se sous-estiment. Elles savent gérer plusieurs choses en même temps, elles ont une vision, elles savent gérer — même quand elles ne dorment pas. Et il y a beaucoup de femmes qui ouvrent leur entreprise, qui performent, malgré les enfants, sur le peu de temps qu’il leur reste.
Donc, avis à ceux qui me lisent — surtout les femmes — prenez du recul sur votre vie. Qu’avez-vous réussi à faire ? Et savourez ces victoires. On savoure ici la moindre victoire chez Cakers Academy. C’est vraiment important pour la suite.
3. Se fixer un objectif
Quand j’ai posé la question à la personne — « quel est ton objectif pour les 12 prochains mois ? » — elle m’a répondu : « je n’attends rien. »
Le problème, c’est que si ton objectif c’est « je n’attends rien », tes résultats seront égaux à rien.
S’il n’y a pas d’objectif, il n’y a pas d’action. Retenez cette phrase : un imbécile qui marche ira toujours plus loin qu’un intelligent qui reste assis.
Et globalement, il y a un manque d’ambition, un manque d’énergie. On ne s’autorise pas à rêver grand, on ne s’autorise pas à se rapprocher de son rêve. Ça crée un quotidien qui n’a pas de sens.
4. Se mettre la pression, c’est une bonne chose
Est-ce que c’est bien ou c’est mal de se mettre la pression ?
Voici ce que j’en retiens, en m’appuyant sur un article de Helsana: se mettre la pression vient d’une motivation intrinsèque élevée. Cette motivation peut venir d’une cause urgente — un problème de famille, de santé, une situation où la vie en dépend.
Se mettre la pression, c’est quelque part la traduction d’une cause interne. Et cette cause interne, c’est très bien. Parce que quand on fait un projet avec une cause externe, le projet s’éteint. Mais si il y a vraiment une cause interne importante pour vous, alors ce projet, vous allez vous y engager, vous y investir en temps, en argent, en énergie — et vous allez le réussir.
Donc en fait, se mettre la pression, c’est une très bonne chose pour réussir ses projets, pour décider de réussir et pour ne plus tolérer la médiocrité.
5. Inverser la cause en raison
Je reviens sur le problème des finances. Peut-être que c’est une bonne raison de s’y mettre dès aujourd’hui — même si on n’a pas de four de potier.
Parce qu’un four, c’est un investissement. Mais on peut commencer petit. On peut emprunter. On s’entraîne. Et au bout de trois à six mois, on peut commencer à faire des premières initiations à la poterie — d’abord gratuitement, ensuite en facturant, par exemple 45 € les deux heures.
Et par rapport au matériel : on peut penser qu’un tour professionnel à 2 000 € est obligatoire. Non. Un tour Vor à 145 € fait très bien le job. On peut tourner jusqu’à 5 kg de terre. C’est hyper accessible, livré en moins d’une semaine. Et ça se revend bien — 145 € à l’achat, 100 € à la revente. C’est une très bonne option pour se lancer et déjà maîtriser le tournage.
6. La gratitude et les petites victoires
En pratiquant tous les jours le fait de noter ses victoires — même des petites choses, un bisou de son fils, avoir réussi à faire les devoirs — ça nourrit la gratitude. Et les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, de petite victoire en petite victoire, on arrive à la grande victoire.
Il est important de savourer la moindre petite victoire. Et aussi d’identifier les défaites comme des leçons qui donnent une nouvelle occasion de s’améliorer.
Visualiser son rêve, ses projets, permet d’être dans l’énergie pour faire plus de victoires. C’est comme ça que les gens réussissent — que ce soit artistes, entrepreneurs, hommes politiques ou champions olympiques.
Action — Ce que tu fais maintenant
1. Planifie sur une feuille, un cahier ou un journal intime. Où est-ce que tu veux aller dans 5 ou 10 ans ? C’est quoi ton objectif ? Ensuite, qu’est-ce que tu dois faire dans un an ? Dans trois mois ? Dans un mois ? Par semaine ?
2. Commence avec un créneau par semaine. Une heure, idéalement. Ou tous les 15 jours. Ça permet de faire un premier pas. Et premier pas après premier pas, tu vas commencer à accumuler des résultats. La poterie offre du plaisir — le fait de commencer une première fois suffit pour enclencher l’effet cumulé. Pour aller plus loin sur ce concept, je t’invite à lire mon résumé de L’effet cumulé de Darren Hardy.
3. Si tu n’as pas de budget, commence petit. Achète un tour de potier vevor, un pain de terre, un kit du potier — et tu te lances.
4. Si les finances bloquent vraiment. Pratique d’abord. Travaille la compétence. Et fixe-toi un objectif : dans trois à six mois, donne 10 premières initiations à tes proches. Demande-leur de laisser un avis sur ta fiche Google My Business. Ensuite, va voir un atelier, propose de travailler en freelance pour donner tes premières initiations. C’est un premier pas pour faire tes premières prestations à 45 €.
5. Note tes victoires chaque jour. Le fait de prendre confiance grâce à tes gratitudes, de savourer tes victoires, tes compétences vont monter, ton projet va progresser.
Avec toutes ces actions mises en place, tu pourras enfin arrêter de se mettre la pression pour devenir céramiste — ou plutôt, tu vas réaliser que cette pression, c’est ton moteur. Un projet qui te tient à cœur, que tu aimes nourrir, et qui est important pour toi.
Si cet article t’a aidé, laisse un commentaire en dessous. Et je t’invite à rejoindre la Cakers Academy pour qu’on puisse commencer à t’aider, avec les autres, à mettre en place ton projet — qui est, à mon avis, très réalisable.

