- Soyons honnêtes : c'est obligatoire, mais le risque réel pour ton site est très faible
- C'est quoi exactement un cookie ?
- Les trois types de cookies — ce qui te concerne vraiment
- Ce que ton site dépose déjà sans que tu le saches
- Les cookies qui nécessitent un consentement obligatoire
- Ce que tu dois communiquer à tes visiteuses
- Les sanctions — les chiffres réels, sans dramatiser
- Ce que tu fais concrètement — deux choses, pas plus
- Sources
Soyons honnêtes : c’est obligatoire, mais le risque réel pour ton site est très faible.
La CNIL s’attaque en priorité aux grandes plateformes — Amazon, Facebook, les banques — pas aux céramistes indépendantes. Et avant toute amende, il y a toujours une mise en demeure avec un délai pour régulariser. Tu ne vas pas recevoir une amende demain matin parce que ta bannière cookies n’est pas parfaite.
Ce sujet ne te ramènera pas un seul client. Ce n’est pas là que tu dois passer ton énergie.
L’approche pragmatique : fais le minimum, fais-le une fois, passe à autre chose.
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Table des matières #
Faut-il vraiment mettre des cookies sur son site ? À quoi ça sert ?
Soyons honnêtes : c’est obligatoire, mais le risque réel pour ton site est très faible #
La CNIL s’attaque en priorité aux grandes plateformes — Amazon, Facebook, les banques — pas aux céramistes indépendantes. Et avant toute amende, il y a toujours une mise en demeure avec un délai pour régulariser. Tu ne vas pas recevoir une amende demain matin parce que ta bannière cookies n’est pas parfaite.
Ce sujet ne te ramènera pas un seul client. Ce n’est pas là que tu dois passer ton énergie.
L’approche pragmatique : fais le minimum, fais-le une fois, passe à autre chose.
C’est quoi exactement un cookie ? #
Un cookie (ou traceur) est un petit fichier que ton site dépose automatiquement dans le navigateur de ta visiteuse — sur son ordinateur, son téléphone ou sa tablette. Il permet au site de se souvenir d’elle entre deux pages ou deux visites.
Concrètement sur ton site : quand une cliente met un bol en grès dans son panier et continue à naviguer sur tes autres créations, c’est un cookie qui retient ce bol. Sans lui, le panier se vide à chaque changement de page. Quand elle revient sur ton site trois jours plus tard et qu’elle est encore connectée à son compte cliente, c’est encore un cookie.
Les trois types de cookies — ce qui te concerne vraiment #
1. La gestion de session — indispensable, aucune bannière requise #
Ce sont les cookies strictement nécessaires au fonctionnement de ton site. Sans eux : le panier WooCommerce ne retient aucun article, la cliente ne peut pas se connecter à son espace, le paiement ne peut pas s’effectuer. La loi les considère comme indispensables — tu n’as pas à demander le consentement pour ceux-là.
2. Les statistiques — utiles, consentement requis #
Google Analytics, Jetpack Stats… Ces cookies observent le comportement de tes visiteuses sans les identifier personnellement. Ils te donnent des informations concrètes : combien de personnes ont visité ta page « cours de poterie en ligne » cette semaine, combien sont allées jusqu’à la page de paiement sans acheter, d’où viennent tes visiteuses (Instagram, Google, bouche à oreille). Ce sont des données utiles pour comprendre ce qui fonctionne — mais ils nécessitent le consentement de la visiteuse avant de se déclencher.
3. Le pistage publicitaire — uniquement si tu fais de la pub payante #
Si un jour tu lances une campagne Facebook Ads ou Google Ads pour promouvoir tes cours ou tes pièces, ces cookies permettent de « suivre » ta visiteuse après qu’elle ait quitté ton site pour lui remontrer ton contenu ailleurs. Tu n’en as besoin que si tu fais de la publicité payante. Consentement obligatoire, encadrement strict par la CNIL.
Ce que ton site dépose déjà sans que tu le saches #
C’est le point important : tu n’as pas décidé de « mettre des cookies » — ils sont déjà là. Dès que tu utilises WooCommerce, Google Analytics via Site Kit, WooPayments ou Stripe Tax, ces outils déposent automatiquement des traceurs chez tes visiteuses.
La question n’est donc pas « est-ce que je mets des cookies sur mon site » — tu en as déjà. La vraie question c’est : est-ce que tu informes correctement tes visiteuses et est-ce que tu obtiens leur consentement avant de déclencher les cookies qui le nécessitent ?
Les cookies qui nécessitent un consentement obligatoire #
La CNIL est claire sur ce point. Sont soumis à consentement :
Les cookies dont la finalité n’est pas strictement nécessaire au fonctionnement du site — par exemple, les cookies qui personnalisent le contenu en fonction du profil de la visiteuse.
Les cookies liés à la publicité personnalisée ou non personnalisée.
Les cookies liés aux boutons de partage sur les réseaux sociaux — si tu as un bouton « Partager sur Instagram » sur tes fiches produits, il dépose un cookie.
Ce que tu dois communiquer à tes visiteuses #
Le RGPD impose un devoir de transparence. Dès que tu collectes des données — une adresse email via ton formulaire d’inscription aux cours, un nom et une adresse pour expédier une commande — tu dois informer ta visiteuse de :
Qui collecte ses données — toi, ton nom, ton adresse professionnelle.
Pourquoi tu les collectes — pour traiter sa commande, pour lui envoyer ta newsletter sur tes prochains cours ou nouvelles pièces.
Combien de temps tu les conserves — en général 3 ans pour les données clients.
Avec qui tu les partages — Stripe pour le paiement, ta plateforme email pour la newsletter.
Ses droits — accéder à ses données, les corriger, demander leur suppression, déposer une plainte auprès de la CNIL.
Les sanctions — les chiffres réels, sans dramatiser #
Oui, les textes prévoient des sanctions :
Mentions légales absentes : jusqu’à 75 000 € d’amende pour un entrepreneur individuel, 375 000 € pour une société.
CGV absentes (obligatoires dès que tu vends à des particulières en ligne) : 3 000 € pour un entrepreneur individuel.
Mais dans la pratique, pour un petit site artisanal, la CNIL commence systématiquement par une mise en demeure avec un délai pour régulariser. Le risque d’une amende directe sans avertissement préalable est extrêmement faible pour une structure comme la tienne.
Ce que tu fais concrètement — deux choses, pas plus #
1. Installer le plugin Complianz (gratuit) sur ton site WordPress #
Il détecte automatiquement tous tes plugins actifs — WooCommerce, Jetpack, Google Site Kit, WooPayments. Il génère la bannière de consentement qui s’affiche à la première visite. Il bloque Google Analytics tant que ta visiteuse n’a pas accepté. Il crée automatiquement les pages « Politique de cookies » et « Politique de confidentialité ». Une fois configuré en 20 minutes, tu n’y penses plus.
2. Remplir le fichier de mentions légales disponible dans ton espace Clay Makers Academy #
Même si le texte n’est pas parfaitement rédigé, avoir le document en place te couvre. Si un jour tu reçois une remarque, tu corriges le texte — mais l’essentiel est déjà là. C’est infiniment mieux que de n’avoir rien du tout.
Sources #
BPI France Création — https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/vendre-ligne/obligations-juridiques-reglementaires/cookies-internet-quelles-regles
Ministère de l’Économie — https://www.economie.gouv.fr/entreprises/developper-son-entreprise/innover-et-numeriser-son-entreprise/mentions-sur-votre-site-internet-les-obligations-respecter

