Problèmes courants en poterie : pourquoi tes pièces explosent ?
La plupart des problèmes courants en poterie ne viennent pas du matériel, mais d’un manque de compréhension technique.
Table des matières
La poterie, ce n’est pas de la pâte à modeler
Oui, je le redis : la poterie, ce n’est pas de la pâte à modeler.
On a souvent envie de simplement créer, s’exprimer, sentir la terre filer entre les doigts. C’est un besoin vital. Mais dès qu’on s’équipe à la maison, il faut comprendre un minimum ce qu’on fait.
Si tu abordes la céramique comme un jeu de modelage, tu risques de passer à côté de sa richesse.
Car la poterie, c’est technique : la terre a une mémoire, l’eau s’évapore, la température agit sur les molécules. Tu peux travailler “au feeling” et avoir de la chance… un temps. Mais quand les fissures ou cloques apparaissent, tu ne sais plus pourquoi.
Problèmes courants en poterie des débutantes :

- Séchage trop rapide ou inégal (explosions au four)
- Mauvais choix de terre par rapport à la température de cuisson (défaut de vitrification)
- Tournage sans centrage solide (effondrement des formes)
- Émail appliqué trop épais ou sur pièce poussiéreuse (glaçure qui coule)
Tout cela n’a rien à voir avec ton four ou ton tour : c’est juste un manque de repères. Et ça, ça se corrige vite quand tu comprends la logique derrière.
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La céramique relie plusieurs disciplines
La beauté de la poterie, c’est qu’elle relie des mondes entiers.
La chimie : si tu veux fabriquer tes propres émaux, tu dois t’y plonger un peu.
Moi, c’est en comprenant les oxydes et les fondants que j’ai enfin trouvé mes recettes stables. Le tableau de Mendeleïev est devenu pour moi un outil concret, presque poétique.
L’histoire : chaque civilisation a sa terre, ses formes, ses fours.
Étudier la céramique, c’est comprendre l’évolution de l’humanité à travers ses objets.
Voir aussi Brève histoire de la céramique : en 35 min
La géologie : la terre est un minéral, l’émail une roche fondue.
Connaître l’origine de tes matériaux te rend plus autonome et t’évite bien des problèmes de cuisson.
Bref, la poterie, ce n’est pas “faire des petits pots dans son coin” : c’est un univers complet, entre art et science.
Se former, c’est éviter 90 % problèmes courants en poterie
Je reçois souvent des messages du genre :
“J’ai acheté le même four que toi, mais mes pièces explosent.”
“J’ai pris le même tour, mais je n’arrive pas à centrer.”
Et la conclusion, c’est souvent :
“Le four ne va pas.”
“Ce tour n’est pas fait pour moi.”
Mais en réalité, ce n’est pas ton matériel.
C’est ta formation, ou plutôt ton manque de connaissances. Et c’est totalement normal : personne ne peut deviner tout seul comment fonctionne la terre.
Quand j’ai commencé, j’ai choisi de suivre une formation professionnelle d’un an avant même d’avoir un atelier. J’y ai appris la théorie, la pratique, la gestion des cuissons, la chimie des émaux, le recyclage de la terre… et malgré ça, mes débuts seule n’étaient pas confortables. Parce que la poterie, ça s’apprend dans la durée.
Le matériel ne fait pas le céramiste
Tu peux acheter un four dernier cri et un tour silencieux : si tu ne comprends pas la matière, tu resteras bloquée.
C’est comme un piano à queue : il peut être magnifique, mais si tu n’as jamais appris à jouer, il sonnera faux.
La céramique, c’est pareil.
Avant d’improviser, tu dois apprendre les “gammes” :
- comprendre la consistance de la terre,
- connaître les paliers de cuisson,
- sentir quand une pièce est prête à cuire.
Quand tu maîtrises ça, tout s’accorde : la main, la terre, le feu. Et là, tu peux créer ta propre musique.
En résumé
Le matériel ne fait pas le céramiste.
C’est la connaissance, la compréhension et la pratique qui font toute la différence.
Si tu veux progresser et éviter les problèmes courants en poterie, reprends les bases, observe tes pièces, et forme-toi sérieusement. Chaque erreur cache une leçon.
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Pourquoi mes pièces explosent-elles au four ?
Parce qu’elles contiennent encore de l’humidité : laisse sécher plusieurs jours à température ambiante avant la cuisson.
Puis-je cuire à 260 °C ?
Non, 260 °C correspond au début du dégazage : la terre n’est pas encore solide. La première cuisson (dégourdi) se fait entre 950 °C et 980 °C.
Qu’est ce que tu recherches maintenant ?
