Formation poterie en ligne : l’avis de Laura après 2 mois n°185

Vous avez envie d’apprendre la céramique, vous avez peut-être même un tour chez vous, mais vous vous demandez si une formation poterie en ligne peut vraiment vous faire progresser ? Laura s’est posé la même question. Elle a rejoint la Clay Makers Academy en juillet. Deux mois plus tard, elle raconte son parcours, avec ses propres mots.

Oui, une formation poterie en ligne peut remplacer le prof qui manquait à côté de votre tour. Laura pratiquait depuis deux ans : une association de quartier, trois stages intensifs d’une semaine, puis un studio aux États-Unis et un tour acheté pour travailler chez elle. Son blocage : se sentir seule, sans personne pour la corriger, et s’éparpiller entre le studio et la maison. Elle cherchait un cadre de A à Z, sans pouvoir rentrer en France pour suivre un CAP.

Dans la formation, elle a trouvé un programme complet, des cours en visio où elle se sent « beaucoup plus proche » qu’en cours physique, et des replays pour se revoir. Deux mois après son arrivée, elle se sent confiante et veut en faire son métier. La suite est juste en dessous. Et si un point reste flou après lecture, posez votre question en commentaire en bas de l’article.

Une passion pour la terre, longtemps mise de côté

Anne : Laura, merci d’avoir accepté de faire un témoignage sur ton expérience avec la Clay Makers Academy. Est-ce que tu peux nous dire d’où tu viens et quel est ton parcours avec la céramique ?

Laura : Donc oui, je suis Laura, j’ai une rencontre avec la terre qui remonte à longtemps, je me suis rendue compte. J’ai commencé petite, j’avais 8-10 ans où je faisais surtout du modelage, des petits cours dans des petits clubs. Et je l’ai fait pendant quelques temps, je me souviens même qu’il y avait un vieux tour dans un coin du studio, un vieux tour en bois, celui où on pédale pour le faire tourner.

Laura : Bon, je n’avais jamais essayé, mais ça m’est resté en tête longtemps, ces histoires de poterie. J’ai souvent regardé, est-ce que je pourrais trouver des cours ? Mais bon, la vie fait qu’entre les études, le boulot, les enfants, je ne m’étais jamais vraiment remise.

Laura : Et il y a deux ans, je me suis dit, la vie est trop courte, il faut y aller. Et j’ai trouvé pas très loin de chez moi une petite association de quartier qui proposait des cours, surtout modelage, mais il y avait aussi deux tours dans le studio. Et la prof était aussi, je ne sais pas comment on dit, formatrice en CAP de son côté.

Laura : Donc, elle nous a initié un peu autour et alors c’était tout de suite, ah ouais, j’adore. Donc, avec elle, j’ai fait trois stages un peu intensifs d’une semaine et j’ai plongé dedans. Je voulais en faire plus. La vie a fait qu’on a déménagé. Et là où je suis maintenant, j’avais trouvé un autre studio où je pouvais prendre des cours aussi.

Anne : Mais t’es où aujourd’hui Laura ?

Laura : Je suis aux États-Unis. Et ouais, j’ai trouvé ce studio très très sympa, mais c’était… J’en voulais plus. Donc, je me suis acheté un tour. Et donc, voilà, j’ai commencé à suivre ses cours.

Seule devant son tour, sans personne pour la corriger

C’est le point de départ de beaucoup de céramistes qui pratiquent chez elles : du matériel, de l’envie, mais personne pour corriger le geste.

Laura : Donc, on travaillait sur place et puis essayait de travailler aussi à la maison. Mais c’était un peu galère de jongler entre les deux parce que je ne pouvais pas ramener une pièce que j’avais faite dans ce studio pour continuer à la maison. Donc, c’était un peu deux voies parallèles. Ouais, ce n’était pas idéal.

Anne : Et pourquoi pas faire que dans le studio du coup ?

Laura : Pour la logistique, je pense, en fait. Il y a deux choses. Un, c’était très loisir dans le sens où on venait avec nos envies et le prof nous aidait à les concrétiser. Et puis la logistique, il fallait y aller, prendre la voiture, s’organiser.

Laura : C’est vrai que d’avoir le tour à la maison, j’avais envie de m’y mettre, mais je me sentais seule. Une fois à la maison, j’étais là, comment je fais ? Toute seule. J’ai bien essayé de reproduire ce que j’ai vu, mais il n’y avait personne pour me corriger ou pour me dire que c’était bien.

Anne : C’était surtout ça, ton gros blocage, de te sentir seule et qu’il n’y avait pas de retour ?

Laura : Ça et le fait que je m’éparpillais justement entre ce que je faisais en cours en studio et puis ce que j’essayais de faire à la maison, ça n’avait pas de sens. C’était vraiment très loisir, c’est juste un passe-temps.

Anne : Et toi, tu voulais apprendre vraiment ?

Laura : Oui, je voulais tout maîtriser. Je voulais comprendre ce qu’était la céramique. Je voulais avoir de bonnes bases pour me rendre compte de ce que je pouvais faire et jusqu’où je pouvais aller. En fait, quand on ne sait pas ce qu’on ne sait pas, on ne sait pas. On n’arrive pas à aller plus loin.

Laura : Donc, j’avais vraiment envie de reprendre tout à plat, d’avoir un cadre. Et c’est comme ça que je suis tombée sur la Clay Makers Academy, complètement par hasard, mais parfaitement au bon moment.

Ce piège de l’apprentissage en solo, d’autres céramistes en parlent aussi, comme dans l’interview de Valérie Beuslin sur la reconversion céramique et les pièges de l’autodidacte.

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CAP, résidences d’artistes, cours à distance : pourquoi rien ne lui convenait

Anne : Donc, tu avais cherché d’autres solutions en ligne ou on est vraiment arrivé à pic comme ça ?

Laura : Oui, je cherchais plein de… En fait, je cherchais une formation un peu plus pro. J’ai même cherché là où je suis actuellement, mais je n’ai rien trouvé à part des résidences un peu d’artistes où tu passes ton temps sur place, mais pas quelque chose de structuré qui me disait vraiment de A à Z, comment on commence, en musique faire ses gammes, faire le solfège, avoir tout son bagage pour aller plus loin.

Laura : Et c’est vrai que j’ai cherché des formations de CAP. Je me suis demandé, est-ce que je ne vais pas rentrer en France quelques mois pour suivre une formation intensive ? Mais ce n’était pas réaliste.

Laura : Oui, j’avais peut-être trouvé une autre formation en ligne, mais qui était trop scolaire et trop basée sur le CAP, trop court en ligne un peu. Je n’ai pas envie de faire de la mauvaise pub, mais un peu comme le CNED. Ou peut-être trop autonome aussi. J’avais besoin de soutien. J’avais besoin de quelqu’un sur mon épaule.

Ce que la formation poterie en ligne lui a apporté

Un programme complet, de l’atelier aux émaux

Anne : C’est ça qui t’a décidé à rejoindre la Clay Makers Academy ?

Laura : Oui, je trouvais que c’était… Il me semblait que c’était super complet, vraiment de la gestion de son studio à la maison, la gestion de la terre recyclée, du nettoyage de l’atelier, vraiment des choses basiques, mais si on ne nous le dit pas, on ne le sait pas. Et puis jusqu’aux émaux, je ne pensais même pas être intéressée là-dessus. Et puis finalement, tu ouvres cette porte, et waouh, j’ai envie d’aller plus loin.

Laura : Et évidemment, en passant par les techniques du tournage, ce qui m’a fait chercher au départ, mais là, j’ai vraiment l’impression d’avoir tout, de A à Z. Je cire les bottes, mais c’est vrai ! C’est vraiment… Et puis d’avoir tout au même endroit.

Laura : J’ai tendance à être sur les réseaux, surtout Instagram, t’enregistres plein de petites vidéos, tu te dis « je vais refaire ça, ça va m’apprendre ». Et puis tu ne sais plus où ils sont. Tu n’y penses plus, alors que là, c’est vachement cadré. Non, c’est parfait. Franchement, c’est ce que j’avais besoin pour trouver un cadre et une progression et repartir sur de bonnes bases. Alors, je suis ravie.

Si vous débutez au tour, vous pouvez aussi lire nos 5 clés du tournage poterie débutant.

Des cours en visio plus proches qu’en atelier

Anne : Et qu’est-ce que tu as pensé des cours en live ? Des cours en visio ?

Laura : Beaucoup de bien. Au début, je trouvais ça l’idée géniale parce qu’un cours où on est 12 en physique, il y a 12 tours, on est chacun sur notre tour et le prof passe de l’un à l’autre. Là, je me dis en visio, t’as tout le monde sous les yeux, tu peux tout de suite piocher celui qui a… « Ah lui, il faut que je l’aide tout de suite » ou « Ah oui, celui-là, je dois le féliciter, c’est bien ».

Laura : Je trouvais que ça allait être beaucoup plus… Malgré le fait que ce soit en visio, finalement, beaucoup plus proche. C’est très contradictoire. Et j’aime beaucoup le fait que ce soit enregistré et les replay. Pouvoir se revoir soi-même, revoir justement les points que tu relèves.

Laura : Et chez les autres aussi, en fait. On apprend beaucoup en voyant les autres et en voyant les questions qu’ils posent, auxquelles on n’aurait pas pensé et qu’ils font en fait tilter. « Ah mais oui, mais ça aussi, je dois faire gaffe moi à ce point-là. » Non, c’est vraiment un beau package.

Ses pièces, avant et après

Anne : Trop bien. T’as des créations à nous montrer ? Genre un avant-après, quand t’es arrivée ?

Laura : Ça, c’est avant. C’est pas trop mal, mais on ne se rend pas compte, c’est très lourd.

[Insérez ici la capture de la pièce « avant » de Laura — alt text : « pièce tournée par Laura avant sa formation poterie en ligne »]

Laura : Et après, celui-là, il est pas cuit, mais comme ça. Et puis, ces deux petites bouteilles que j’aime bien ensemble.

[Insérez ici la capture des deux petites bouteilles — alt text : « deux petites bouteilles tournées par Laura pendant sa formation poterie en ligne »]

Laura : Et puis ça, c’était le dernier challenge, les petites coupelles découpées. J’aurais jamais pensé à le faire moi-même. Finalement, j’aime bien le côté… Juste les présenter comme ça.

[Insérez ici la capture des coupelles découpées — alt text : « coupelles découpées réalisées lors d’un challenge de la formation poterie en ligne »]

Anne : En plus, t’as fait exprès que ça s’emboîte comme ça aussi joliment ?

Laura : Oui, j’ai essayé. C’est peut-être trop fin, mais ça, j’apprends encore. Non, ça n’a pas cassé. C’est vrai que pour l’instant, je m’en sers pas alimentairement, c’est juste la déco.

La suite : devenir potière

Anne : Comment tu te sens maintenant par rapport au début avec la céramique ? Tu nous as rejoints quand ?

Laura : Il y a deux mois, en juillet. Et je me sens confiante pour l’avenir. J’en veux plus et je sens que je peux aller vachement plus loin. Je prends confiance, même si ça, c’est mon caractère, j’ai un peu plus de mal, mais quand même, si, je prends confiance et surtout quand tu vois le résultat, ça pousse à aller plus loin toujours. Non, j’ai vraiment envie de continuer. Je me sens sur des bonnes rails.

Anne : Et qu’est-ce que tu projettes de faire avec tout ce que tu as appris ? Là, tu es encore quelques mois chez nous et tu as envie de quoi pour la suite ?

Laura : J’ai envie d’en faire un métier. J’aimerais me présenter, dire bonjour, je suis potière. Vendre sur les marchés. Je ne suis pas encore sûre pour les cours. Donner des cours, ça je pense qu’il faut prendre confiance en soi. Surtout, il faut avoir envie. Et puis, il faut avoir envie de transmettre, sans doute.

Laura : Le top du top, c’est ouvrir un café. Pas un café céramique où on vient peindre, mais où on vient pratiquer, manger des bonnes choses, boire un café, un lieu cosy. Où on retrouve le plaisir. Les choses plus, je n’ai pas envie de dire lentes, mais dans ce monde qui va vraiment trop vite. Le travail et la terre, ça fait du bien. Un bien fou.

Son conseil si vous hésitez

Anne : C’est un beau projet, j’espère vraiment qu’il va voir le jour. Et que dirais-tu à quelqu’un qui hésite à nous rejoindre ?

Laura : De ne pas hésiter. Quand on hésite, il faut essayer. Il faut y aller pour se rendre compte, pour avoir une réponse à son hésitation. C’est comme avoir un prof à la maison, à domicile. Presque un prof particulier. C’est comme le prof de musique qui vient à la maison. On fait ça quand on veut.

Laura : Il faut se lancer. La vie est trop courte. Il faut arrêter de repousser les choses. Il faut vraiment y aller. C’est foncé.

Et vous, prête à vous lancer ?

Le parcours de Laura le montre : avec une formation poterie en ligne, on peut habiter loin, pratiquer seule chez soi et progresser quand même, à condition d’avoir un cadre, une progression et quelqu’un pour vous corriger.

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