Cours du soir céramique ses premières ventes après 6 mois

Cours du soir céramique : ses premières ventes après 6 mois n°187

Vous travaillez à temps plein, aucun atelier n’est proche de chez vous, et vous cherchez un cours du soir céramique pour vraiment progresser ? Morgane était dans cette situation quand elle a rejoint la Clay Makers Academy, début mars 2026. Six mois plus tard, elle raconte son parcours avec ses propres mots.

Oui, un cours du soir céramique en ligne peut suffire pour démarrer, même avec un emploi à temps plein. Morgane est partie de quasiment zéro : quatre ou cinq initiations, 300 g de terre au tour. Six mois plus tard, elle tourne jusqu’à 1,2 kg, émaille avec ses propres émaux, cuit dans son four, a créé sa micro-entreprise et réalise environ 200 € de chiffre d’affaires auprès de son entourage. Elle prépare quatre marchés de Noël. Son parcours est unique, mais la méthode se transpose : un cadre, des horaires compatibles avec un emploi et un vrai suivi. La suite est juste en dessous. Et si un point reste flou après lecture, posez votre question en commentaire en bas de l’article.

Repartir presque de zéro, sans cours près de chez soi

Anne : Salut Morgane, merci d’avoir accepté de faire un témoignage aujourd’hui sur ton ressenti sur tout ce que tu as vécu à la Claymakers Academy depuis que tu nous as rejoints. Déjà, tu nous as rejoints quand ?

Morgane : Début mars, début mars 2026.

Anne : Et t’en étais où à ce moment-là dans ton parcours avec la céramique ?

Morgane : Au tout début, c’est-à-dire que je venais d’avoir mon tour depuis peut-être à peine un mois, même pas. Donc j’étais en autodidacte avec mon tour. Je n’avais pas fait de poterie depuis au moins deux ans. Donc vraiment, je repartais de zéro.

Anne : Tu avais fait quoi ? Tu avais fait une initiation de tournage, c’est tout ?

Morgane : Oui, j’avais fait plusieurs cours d’initiation chez la même céramiste. Et quand j’ai voulu me lancer, du coup, on m’avait offert aussi un autre cours. Donc j’avais fait un cours en février, juste avant de commencer à la Claymakers.

Anne : Ok, donc ça faisait quoi ? Deux, trois initiations ?

Morgane : Oui, plutôt quatre, quatre, cinq peut-être.

Anne : Qu’est-ce qui t’a donné déjà envie d’en faire une activité professionnelle ?

Morgane : J’ai déménagé et quand je suis arrivée dans ma région, j’ai voulu prendre des cours et il n’y en a pas. J’ai dû faire une heure de route pour aller prendre un cours d’initiation. Donc je me suis dit, vu que je ne peux pas en prendre moi, personne ne peut non plus. Donc je vais me lancer, créer un petit espace pour que les gens puissent prendre des cours. Ceux qui sont comme moi et qui avaient juste envie de prendre des cours, qu’ils puissent le faire.

Anne : Et qu’est-ce qui te bloquait à ce moment-là ? À partir du moment où tu t’es dit que tu allais lancer ton atelier, qu’est-ce qui a fait qu’après tu t’es dirigée vers une formation en ligne ?

Morgane : Je me suis dirigée vers une formation à peu près tout de suite. J’ai regardé beaucoup. Je regardais tes vidéos quand je m’entraînais toute seule de mon côté.

Morgane : Et je me suis dit que si je n’avais pas une formation qui me cadrerait, qui allait me permettre justement d’avancer étape par étape et en plus me cadrer, je ne m’en sortirais pas et je n’arriverais pas à ce que je continue de travailler en temps plein à côté. Donc du coup, ça me permettait de pouvoir mettre un cadre et apprendre les bases au fur et à mesure et savoir où on va et d’avancer plus vite finalement parce que toute seule, je pense que je ne serais pas où j’en suis aujourd’hui si j’avais été seule.

Vous pratiquez aussi seul chez vous ? Voici les 9 étapes pour apprendre la poterie en autodidacte.

Des cours du soir en ligne quand on travaille à temps plein

Anne : Et pourquoi tu nous as choisis, nous ? Pourquoi t’as choisi la Claymakers Academy ?

Morgane : Je cherchais du coup une formation en ligne. Justement, il n’y a pas de présentiel autour de chez moi, donc il aurait fallu que j’aille très loin. Et puis comme je voulais continuer mon travail et pas l’arrêter, il fallait absolument que je trouve quelque chose en ligne et qui me convienne par rapport à mes horaires. Et j’en avais vu peut-être deux, mais la Claymakers, c’est ce qui ressortait le plus.

Morgane : Et puis en fait, je regardais déjà tes vidéos sur YouTube pour pouvoir apprendre à faire des bols, des tasses, voilà. Tu expliques déjà pas mal de choses sur YouTube. Et du coup, de fil en aiguille, je me suis dit, autant prendre… là, du coup, je savais où je me lançais un petit peu, entre guillemets. Enfin, on ne sait jamais trop, mais le fait de voir tes vidéos, ça aide à se dire, OK, ça va. On sait un peu où on s’engage. Et puis les heures de cours, en fait, ils étaient parfaits. C’est le soir, donc moi je sais que c’était le temps que je pouvais, donc voilà.

Anne : Donc qu’est-ce que tu t’attendais à obtenir quand t’as débuté ? C’était quoi ton objectif ? Tu t’es dit, ben là, je pars pour cette formation et je vais arriver à quel résultat ?

Morgane : Moi, mon objectif, c’était vraiment de pouvoir créer des pièces que je voulais créer. C’est-à-dire que moi, quand j’ai commencé, c’est la terre qui me guidait. Du coup, je faisais en fonction de ce qu’elle était d’accord de faire. Et maintenant, je crée ce que je veux créer. C’est moi qui décide au démarrage, puis sur mon tour, et je veux faire ça et je fais ça. Des fois, il y a des loupés, forcément, mais c’est la céramique.

Anne : Trop cool. Du coup, d’apprendre tout, parce que même le four, l’émaillage, les cuissons, ça fait partie de la formation et ça, c’est des choses où tu partais vraiment de zéro, zéro.

Morgane : D’être complètement autonome, finalement.

Notre commentaire. Morgane travaille à temps plein, avec des horaires fixes. Elle ne peut pas quitter son domicile pour suivre une formation en présentiel, ni arrêter son travail : il fallait avancer en plus de sa vie quotidienne. Elle nous a aussi découverts sur YouTube. Elle a regardé des dizaines de vidéos avant de se décider, et c’est ce qui l’a mise en confiance. Si vous hésitez encore, parcourez les playlists de notre chaîne YouTube : elles peuvent vous accompagner sur un parcours comme celui de Morgane.

Morgane avait besoin d’un cours du soir céramique. Même très engagé, il est difficile de trouver un accompagnement en dehors des horaires de travail : en journée, la plupart des gens travaillent de 8 h à 17 h, comme nous. L’avantage de l’accompagnement à distance, c’est justement ce système de cours du soir. Et si vous avez une question le soir, les coachs de la Clay Makers Academy peuvent vous répondre.

Vous vous reconnaissez dans Morgane ? Recevez le guide Liberté céramique book et rejoignez la communauté pour découvrir nos cours de poterie en ligne.

Six mois plus tard : le tour, les émaux et les premières séries

Anne : Et aujourd’hui, tu en es où ? Là, ça fait, tu as dit, depuis mars, six mois à peu près. Ça fait six mois que tu nous as rejoints. Et tu en es où, là ?

Morgane : Eh bien, là, j’en suis que j’ai mon four, j’émaille toute seule, avec les émaux que je fabrique grâce à toi. Du coup, je fais mes séries. Donc, j’ai créé mes petites collections que j’avais envie de créer, que je tourne en séries. J’ai vachement augmenté mon poids de terre, parce que quand j’ai commencé, je devais être à 300 grammes. Aujourd’hui, là, je tourne jusqu’à 1,2 kg. Donc, c’est pas mal. Et puis, voilà. Et puis, oui, du coup, je crée de A à Z mes pièces et je peux me dire, je veux faire ça et je veux le faire.

Anne : C’est cool. Et tu peux nous montrer tes dernières séries ? Tu les as dans le coin ?

Morgane : J’ai déjà ma série de mes petites [« pèses-cœurs » : passage à vérifier dans la vidéo].

Anne : Très cool.

Morgane : Et après, là, ce que j’ai ici, j’ai des sapins qui sont en train de [« toucher » : passage à vérifier dans la vidéo], ce qu’on fait pour Noël. Donc, des petits sapins de Noël. Et puis, ce qu’on avait fait en cours, le pichet provençal.

[Insérez ici la capture du pichet provençal de Morgane — alt text : « pichet provençal de 1,2 kg tourné par Morgane après 6 mois de cours du soir céramique en ligne »]

Anne : La reine du pichet. Des petits soliflores comme ça.

Morgane : Voilà, c’est ce qu’il y a ici, mais je n’ai pas tout.

[Insérez ici la capture des soliflores et des sapins de Noël — alt text : « soliflores et sapins de Noël en céramique tournés par Morgane »]

Pour comprendre l’étape de l’émaillage que Morgane évoque, lisez Comprendre l’émaillage en poterie en 25 min.

Quatre marchés de Noël et des premières ventes

Anne : C’est fou, c’est trop bien. Et donc là, tu organises, tu prépares ton marché de Noël ?

Morgane : Oui, là, c’est en train d’organiser mes créations et puis de produire pour Noël. J’ai quatre marchés de Noël qui sont prévus. Voilà, c’est des marchés d’une journée, donc c’est quatre jours, on va dire, de vente. Donc, il faut que j’aie des créations à proposer. Là, je suis à fond Noël.

Anne : Est-ce que tu pensais qu’on serait là, déjà, six mois après, à préparer un marché de Noël ?

Morgane : Pas comme ça. Je me suis dit, je pourrais vendre peut-être quelques pièces. Un marché de Noël et vendre quelques pièces, mais pas avoir vraiment 50 d’une seule pièce.

Anne : 50 modèles d’une seule pièce.

Morgane : Je ne pensais pas que je pourrais faire des séries aussi rapidement. Et en fait, je me rends compte que la série, c’est trop génial, j’adore. Je ne pensais pas. J’ai dit, je ferais des pièces uniques, ça me paraît bien.

Anne : Non, c’est cool, c’est très cool, la série. Et est-ce que tu as déjà fait des ventes ? Tu as déjà vendu des pièces ?

Morgane : J’ai vendu quelques pièces à des amis, à droite à gauche, comme ça.

Anne : Toi, tu fais combien, déjà, de chiffre d’affaires ?

Morgane : Là, pour le moment, de chiffre d’affaires, ça me fait à peu près 200 euros. J’ai commencé mon four, je ne l’ai commencé qu’en juillet. J’ai commencé à faire mes premières cuissons en juillet. Et les premières cuissons, elles ne sont pas du tout concluantes. C’est toujours un peu compliqué. Donc, ça ne fait pas si longtemps que j’ai des fours qui sont beaux.

Morgane : Donc, du coup, je suis assez contente quand même de mon évolution et de pouvoir commencer à vendre aussi rapidement, entre guillemets. Parce que d’apprendre à tourner, ça fait peut-être six, sept mois. Mais le four, ça fait deux mois que je suis en train de le faire.

Anne : Ok. Donc, on peut dire qu’en six mois, tu es partie de quasiment zéro sur le tour. Enfin, tu savais centrer. 300 grammes, quoi, pas plus. Tu savais centrer.

Morgane : Je pouvais [« m’énerver » : passage à vérifier dans la vidéo]. Ce n’était pas, voilà, un peu de la chance, on va dire.

Anne : Sur un malentendu, tu es arrivée à centrer.

Morgane : Non, mais j’avais, je sentais un peu le truc, mais je n’avais pas vraiment le bon geste technique, comme tu peux nous expliquer. Vraiment, on fait quelque chose, on ne sait pas vraiment ce qu’on fait, et ça permet de centrer parce qu’on le ressent, mais ce n’est pas pareil, quoi, que quand on sait après vraiment ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Anne : Trop bien. Donc, tu pars de là, six mois après, tu tournes des pichets provençaux, tu fais tes premiers fours et tu vends tes premières pièces.

Morgane : C’est ça.

Anne : Et tout ça en travaillant à côté.

Morgane : Oui, en travaillant à temps plein à côté.

Anne : Donc, bravo. Franchement, bravo.

Notre commentaire. Morgane est partie d’une page blanche : aucun recul sur la technique, aucun recul sur la vente. Aujourd’hui, elle tourne 1,2 kg, fabrique ses émaux, s’occupe de son four et de ses cuissons. Elle comprend la terre et la maîtrise, et donne vie aux pièces qu’elle a en tête.

Elle s’est aussi investie pour acheter un four, un investissement de l’ordre de 3 000 €. Ses 200 € de chiffre d’affaires, avec des marges, représentent déjà environ 7 % de ce montant. C’est une petite victoire, mais chaque victoire compte : elle la rapproche de son objectif pour Noël, faire de belles ventes et rembourser son four. Son parcours est unique, comme le vôtre le sera.

Micro-entreprise, Instagram, prix : l’activité prend forme

Anne : Et aujourd’hui, comment tu vois ton entreprise qui commence à prendre forme ?

Morgane : Aujourd’hui, déjà, je vais demander un mi-temps au travail, que ça me prend quand même beaucoup de temps, la poterie, que j’aimerais qu’elle prenne encore plus de place, du coup, dans ma vie. Donc, déjà, si je pouvais être en mi-temps, ça me permettrait de pouvoir faire plus. Là, on est en train de créer le site Internet avec Christopher pour pouvoir vendre mes pièces par Internet. Il y a les marchés de Noël, et je voudrais proposer des cours aussi dans mon petit atelier. Les gens qui sont autour de chez moi, s’ils ont envie de prendre des cours, qu’ils puissent enfin avoir un endroit où on peut faire de la poterie.

Anne : Trop bien. Donc là, tu fais ton site Internet avec nous, avec Christopher, à la Claymakers Academy, l’associé. Est-ce qu’il y a d’autres choses que tu as faites pour ton entreprise, avec nous et notamment avec Chris ?

Morgane : Eh bien, j’ai créé ma micro-entreprise. Et ça, c’est pareil, grâce à la Claymakers Academy, parce que sinon, je pense que ça doit être hyper compliqué. Là, c’est vraiment un gagne-temps. Ils montrent tout sur ces vidéos, comment on avance, comment on fait, et ça va super vite. Du coup, j’ai créé ma micro-entreprise.

Morgane : On a aussi Instagram, qui est beaucoup sollicité pendant la formation. C’est important et c’est vrai qu’on vend beaucoup grâce à Instagram. Du coup, on est poussé dans cette formation à faire notre compte, à le faire beau, à l’enrichir. Et donc, c’est quand même super chouette.

Anne : Et toi, tes premières ventes, tu les as faites grâce à Insta ?

Morgane : Oui et non. C’est-à-dire que les gens qui m’ont acheté des pièces ont vu mes pièces sur Instagram, donc se sont dit « Ah, celle-là, j’adore ! » Mais la plupart du temps, je les vois en direct, ces personnes-là. Mais c’est grâce à mon compte, puisque je n’ai pas de site Internet, avec mon compte Instagram, qu’ils peuvent voir mes pièces, à quoi elles ressemblent.

Anne : Sinon, elles n’auraient pas pu voir ce que tu faisais. Elles n’auraient peut-être même pas été au courant que tu faisais de la poterie.

Morgane : Donc, oui et non. C’est-à-dire que oui, grâce à Instagram, ça me permet de montrer mes pièces, de voir ce que je fais, à quoi ça ressemble et tout ça. Et en même temps, c’est des gens que je connais aussi. Pour le moment, je suis restée encore dans ma petite bulle. Je n’ose pas trop encore m’ouvrir de trop. Voilà, avec les marchés, ça va s’ouvrir.

Anne : Oui, c’est ça.

Morgane : Moi, j’adore les marchés. Après les marchés, je me dis que je pourrais un peu plus. Mais là, j’ai trop de pression pour mes marchés. Je me dis qu’il faut que j’aie des pièces. Alors, je n’ai pas trop envie de trop vendre tout de suite, au cas où.

Anne : Ok. Donc, trop bien. Donc, tu as fait le site, Instagram, quoi d’autre ? Fixé tes prix ?

Morgane : Ah oui, j’ai fixé mes prix. J’ai fait mes marges, calculé mes marges aussi. Et puis, même tout ce qui est commandes, réussir à faire les fiches produits. En fait, tout ce qui est organisation, qui est paperasse et tout ça, en fait, on a plein de cours là-dessus qui nous aident et qui nous aiguillent à ce qu’il faut faire correctement. Et on gagne un temps fou à s’organiser.

Anne : En tout cas, c’est sûr que toi, tu es quand même allée vite, surtout par rapport au temps que tu avais de libre. Tu es à fond, quoi.

Notre commentaire. Avec l’accompagnement, nous mettons en place avec Morgane un système pour commencer à prévendre grâce à son site web, pendant qu’elle concentre son énergie sur ses quatre marchés de fin d’année. Ses premiers cours à l’atelier sont prévus pour début 2027 : nous préparons avec elle les étapes pour y arriver.

Confiance, prix et objectifs : ce qu’elle vise pour les 3 prochains mois

Anne : Bon, et du coup, il nous reste trois mois ensemble avant la fin de l’accompagnement. C’est quoi ton objectif ? Est-ce que tu as un objectif déjà technique ? Un objectif de CA, de chiffre d’affaires, et autre ? Un objectif de réalisation autre ?

Morgane : Alors, objectif technique, ce serait d’augmenter le poids de terre. Je me disais en trois mois, allez, on y croit. Peut-être un jour, je passerai aux deux kilos. Ça me ferait peur, mais on y croit.

Morgane : Après, en CA, pour le moment, je ne sais pas trop. On s’est mis un petit objectif pour le marché de Noël, mais il me paraît un peu fou. Mais bon, on m’a dit qu’il faut rêver grand. Et après, sinon, je ne sais pas vraiment pour le CA pour le moment. J’ai un peu envie de faire au jour le jour aussi et de prendre confiance en moi plus. Parce que de se mettre un objectif, ça me met trop de pression. Un objectif de CA. Et du coup, je me dis que pour le moment, je n’ai pas encore assez confiance en moi, je pense, pour me dire que je peux vraiment atteindre ces objectifs-là.

Anne : D’accord. Mais quand tu as créé tes pièces et tout, tu l’avais quand même un peu en tête de dire…

Morgane : Quand je crée mes pièces, j’ai en tête le prix qu’elles vont avoir. Une fois terminées, une fois qu’elles sortent du four, je me dis, j’ai un prix en tête. Et c’est quand elles sortent du four que je me dis, oui, c’est réalisable ou pas ce prix-là. Ensuite, je calcule mes marges. Je me dis que je ne suis pas trop mauvaise pour estimer mes prix. Et quand je vois en plus que ça plaît autour de moi, ça me donne confiance. Je me dis que je peux y aller pour de vrai parce que je vois que ça plaît, ce que je fabrique.

Anne : Ça fait plaisir. Tu t’es quand même fixé un objectif de CA, même si c’est le début et que tu n’es pas sûre de ce que ça va correspondre. Mais tu te l’es quand même fixé. En même temps, avec les Makers, on te pousse. Tu n’avais pas le choix.

Morgane : Non, mais c’est vrai que c’est bien. C’est ce que j’expliquais. Si je n’avais pas ces cours-là, je pense que ma micro ne serait toujours pas lancée, que j’aurais peut-être attendu beaucoup plus pour faire plein d’étapes. Et du coup, c’est vrai que ça permet d’accélérer, mais on va quand même à notre rythme. On n’est pas poussé, « dépêche-toi, fais tout ». Mais ça nous aide à nous lancer, on va dire. C’est-à-dire que toute seule, je ne sais pas si j’en serais là. Enfin, je sais que je n’en serais pas là aujourd’hui.

Morgane : Et même si on me dit, « essaye de te mettre un CA », oui, je le mets, c’est super. Du coup, dans ma tête, il est là. Mais en même temps, je me dis, oui, mais tranquille. Donc, en fait, c’est vachement bien parce que ça nous pousse sans…

Anne : Très bien. Déjà, tu as fait cette démarche, c’est déjà beaucoup plus que beaucoup de personnes. Par exemple, moi, au début, je ne l’avais pas fait. Donc, on a un step déjà loin par rapport à beaucoup qui démarrent.

Morgane : Mais toute seule, je ne l’aurais pas fait non plus.

Anne : Oui, tu m’étonnes. Toute seule, je ne l’avais pas bien saisi. Du coup, c’était plus long pour moi.

Morgane : Oui, c’est ça. Là, ça aide vachement à avancer à notre rythme, mais plus rapidement. Les passages à l’action se font un peu plus rapidement parce que tu sais quoi faire.

Une communauté soudée pour avancer ensemble

Anne : C’est ça. Et puis, on est guidé, on est soutenu.

Morgane : Et puis, en fait, avec les Makers, c’est aussi pas que vous deux. Il y a toute la communauté. Et en fait, cette communauté, elle est hyper importante et elle aide énormément. Nous, du coup, sur le cours des avancées, je trouve qu’on est super soudées les unes avec les autres. Si on a des questions, on est là. On s’envoie des messages en privé. Pas forcément que sur le groupe pour se poser des questions.

Morgane : Voilà, il y a beaucoup d’échanges et de partages. Et en fait, c’est hyper important et ça aide aussi à avancer. On avance ensemble, en fait. Donc, on se soutient mutuellement dans nos avancées mutuelles.

Anne : Oui, les expériences des unes profitent aussi. Les expériences des autres.

Le pichet de 1,2 kg, sa « revanche »

Anne : Est-ce que tu as une réalisation que tu aimerais avoir accomplie avant la fin de l’année ?

Morgane : Là, tout de suite, je ne sais pas. Tu vois, le pichet provençal, il était quand même bien. Je suis vachement contente de l’avoir fait. En plus, j’ai beaucoup galéré. Donc, ça m’a donné hyper confiance en me disant j’ai réussi à faire un pichet de 1,2 kg. Quand j’ai commencé la poterie, je voulais faire des pichets et je n’ai jamais réussi à faire un pichet pendant mes petits cours d’initiation. Donc là, c’est un peu ma revanche. Et du coup, je suis vachement contente de cette pièce. Donc, il faudrait que je réfléchisse à un autre défi maintenant.

Anne : Un pichet de 2 kg !

Morgane : Oui ! Voilà. C’est bien.

Anne : Et en termes de cours, du coup, par exemple, est-ce que tu as des objectifs de donner, je ne sais pas combien de cours ?

Morgane : De donner des cours ? Tu veux dire la semaine ?

Anne : Oui, en termes de réalisation que tu pourrais faire avant la fin de l’année, je ne sais pas.

Morgane : Là, avant la fin de l’année, je ne donnerai pas de cours pour le moment. Tant que déjà, je suis à temps plein, c’est compliqué parce qu’entre le temps plein, la formation et puis la vie personnelle, c’est vrai que là, mettre des cours, ça va être compliqué. Mais on est en train de mettre en place justement avec Christopher les étapes pour que je puisse commencer à faire mes cours peut-être courant janvier, février.

Pour préparer vos propres séries, regardez aussi nos 5 clés du tournage poterie débutant.

Son conseil si vous hésitez à vous lancer

Anne : Ok. Au top. Et pour finir, qu’est-ce que tu dirais à des personnes qui veulent apprendre à vivre de la céramique, donc apprendre la technique, plus apprendre à vendre, à créer leur entreprise, qui hésitent à nous rejoindre ?

Morgane : N’hésitez pas. Non, mais j’ai été dans ce cas-là, j’ai hésité moi aussi. Tout le monde hésite, c’est normal, ça fait peur, on se lance dans un truc qu’on ne sait pas, c’est l’inconnu. Mais en vrai, non, n’hésitez pas, on est hyper bien accompagnés, on avance réellement, il y a un vrai suivi, il y a vraiment de l’humain derrière, parce que là, on est quand même sur un ordinateur, on est hyper loin les uns des autres, mais au final, on se connaît tous, on est hyper proches, malgré la distance qui fait qu’on est loin.

Morgane : Si on a le moindre souci, vous êtes présents. Vraiment, moi, je recommande les yeux fermés la Makers Academy, parce que ça nous permet d’avancer, de réaliser plein de choses qu’on n’aurait pas réalisées tout seuls et rapidement, et en étant suivis et accompagnés. Vraiment, on n’est pas lâchés tout seuls, avec notre terre et notre tour et [« des mères des roues » : passage à vérifier dans la vidéo], ce n’est pas du tout ça, quoi. Donc, allez-y, ne réfléchissez pas.

Anne : Trop cool, merci beaucoup. Merci, Morgane.

Et vous, par où commencer ?

Le parcours de Morgane montre qu’un cours du soir céramique en ligne permet d’avancer sans quitter son emploi, à condition d’avoir un cadre, un suivi et une communauté. Si vous souhaitez lire un autre retour d’élève, découvrez l’avis de Laura sur sa formation poterie en ligne.

Chez nous, on dit toujours qu’il vaut mieux viser les étoiles pour atterrir sur la lune plutôt que viser le lampadaire pour atterrir sur le trottoir. Notre rôle est de pousser nos élèves à croire en elles : nous n’avons aucun doute sur leurs ressources.

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